vendredi 27 septembre 2013

Leçon de jargon : 10 mots pour parler alpinisme. 2/2


Suite (et fin) de l’enrichissement lexical à usage des alpinistes en herbe qui manquent cruellement de vocabulaire pour accéder pleinement à leur passion…



Ficelou : voilà qui se trouve être une cordelette.

Flash : puisqu’il n’y a aucune raison que ce soit un rapide bulletin d’information, c’est plutôt la tentative de réalisation d’une voie qu’on a soi-même jamais reconnue, mais dont on a entendu parler par d’autres grimpeurs.

Gaz : c’est de l’air et rien d’autre, donc, en fait, tout simplement du vide.

Gendarme : puisque ce n’est pas un agent de l’ordre, c’est un rocher monobloc posé sur une crête.

Goujon : puisque ce n’est pas un poisson, c’est un système en métal à filetage mâle qui permet de recevoir une plaquette.

Inversée : c’est une prise qu’on aborde par en bas, la paume tournée vers le haut (on dit aussi inverse, ou inver).

Kit-boule : puisque ce n’est pas un carton festif contenant une boule à facette et des cotillons, c’est un mini sac contenant une corde pliée de façon à pouvoir être déroulée sans se bloquer, au fur et à mesure qu’on en a besoin.

Mutant : ce n’est pas un alien ou un personnage de SF, mais un super grimpeur qui se débrouille avec tellement d’aisance et de brio qu’il en laisse tout le monde baba.

Névé : c’est une bonne grosse plaque de neige isolée, qui persiste à ne pas vouloir fondre, et ce même en été.

Pof : c’est une résine naturelle qui se rapproche de la magnésie (elle améliore l’adhérence des membres), mais qui n’absorbe pas la transpiration.

vendredi 20 septembre 2013

Leçon de jargon : 10 mots pour parler alpinisme. 1/2



Les amateurs d’alpinisme n’ont pas toujours les mots pour le dire ou la science infuse pour le préciser… Petite leçon de rattrapage par un maitre Capello plutôt bien dans sa montagne et dans son harnais.



Alpenstock : c’est un peu l’arrière cousin du piolet, une espèce de canne munie d’un embout ferré.

Aérien : se dit d’un endroit où on a l’impression d’être cerné par le vide.

Bac : c’est une bonne grosse prise bien confortable sur laquelle on se la coule douce.

Bastion : c’est un passage rocheux pris dans une paroi qui se traverse non sans légères difficultés…

Cake : c’est moins du gâteau que de la magnésie.

Couenne : c’est moins de la graisse de porc qu’une voie spécialement équipée pour l’escalade sportive.

Croûte : c’est une prise bien pourrie, fuyante, petite, enfin bref, assez relou…

Dégaine : ce n’est pas une histoire d’allure, mais un ensemble de deux mousquetons reliés par une sangle.

Délayer : ce n’est pas une histoire de chimie ou de cuisine, mais une façon de secouer ses bras (tout en restant accroché à une prise) de façon à diminuer le niveau d’acide lactique et d’aborder un passage difficile.

Dévers : c’est un mur sacrément tordu dont l’inclinaison va encore au-delà de la verticale.

vendredi 13 septembre 2013

À table ! Focus sur la vaisselle spéciale rando



Permettre à la fois de manger lourd et de voyager léger : voilà l’objectif de l’équipement en vaisselle et en ustensiles de cuisine du parfait randonneur…

Les fabricants de vaisselle de camping et de randonnée l’ont compris, il faut prioriser les matériaux aussi résistants que légers, et les étals du marché de la cuisine nomade sont remplis d’assiettes, de bols, de verres et de poêles et de casseroles poids plume, qui n’ont peur ni des températures, ni de l’usure.




Le choc des matériaux sans un poids trop costaud.

Voilà comment le titane (ultra léger), l’acier inoxydable (isolant), l’aluminium (à anodisation dure), le nylon et le polypropylène (sans BPA) arrivent en tête de gondole des fournisseur sofficiels de vaisselle performante pour le bivouac. Et comment des fonctionnalités intelligentes comme le couvercle passoire, la tasse isolante, la poignée modulaire ou les ustensiles pliants simplifient le trekking à de nombreux cuisiniers de l’extrême.

Pour faire la vaisselle, on trouve aujourd’hui des seaux à eau en toile plastique d’une contenance de près de 10 litres, et ces derniers ne pèsent même pas 200 g.  Plus polyvalent, tu meurs, un bol en nylon 66 pesant à peine plus de 80 g et conçu pour pouvoir s’accrocher au sac à l’aide d’un mousqueton permet de se restaurer par tous les temps. 

Et côté esthétique, on trouve à boire et à manger, mais en cherchant bien là où il faut, il y a même moyen de s’équiper en beauté…
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